
DISQUES
Da Brasilians : éponyme (Underdog Records)
Ça n’est pas en Camargue que se situe la Californie française mais bien, à l’écoute de ce lumineux premier album, dans la Manche, à Saint-Lô ! Il faut croire que le morne soleil normand a eu un effet « slow-biz » sur le combo, comme s’il se dorait le manche (de guitare) sous les rayons tapageurs de San Francisco car, bien que formé en 1999, c’est seulement aujourd’hui qu’il sort enfin un disque. À moins, et on le comprend, qu’ils aient mis tout ce temps à peaufiner leurs compositions, agencer leurs arrangements pour tutoyer leurs idoles qui semblent aller des Byrds, pour l’évidence mélodique, aux Zombies, pour le talent à architecturer élégamment leurs morceaux, en passant par le Buffalo Springfield, pour la coolitude rêveuse. L’option « son vintage », ouvertement référencé americano-seventies, aurait pu les conduire à se prendre les pieds dans le tapis, mais ces garçons ont suffisamment de grâce pour qu’on les suive les yeux fermés dans leur dreamy pop intemporelle.
Vampire Weekend : Modern Vampires of the City (XL Recordings)
The Fall : Re-mit (Cherry Red records)
Thee Oh Sees : Floating Coffin (In the Red Records)
Melvins : Everybody Loves Sausages (Ipecac)




