
EXPOSITIONS
Faire le mur : pour quoi faire ?
Le hip-hop est enfin traité comme un adulte : pas trop tôt pour un mouvement artistique vieux de 30 ans, encore trop souvent taxé de « culture émergente ». Mais Faire le mur, exposition sur la culture du graffiti, nous laisse sur notre faim. Elle présente une centaine de pièces de la collection du musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM). S’y ajoutent les créations de graffeurs locaux et européens. La participation de Claire Calogirou, chargée de recherche au CNRS et au MuCEM, apporte une dimension patrimoniale à Faire le mur. On peut adhérer ou regretter le choix du lieu unique de montrer le passé, et non le futur du graffiti. La diversité des objets exposés montre l’envers de cette culture (crobars, bombes...), son apport à l’urbanisme (mobilier urbain) ou à la société de consommation (objets manufacturés). Malheureusement, aucune explication ne vient éclairer le visiteur sur les personnages d’André, les influences de Fafi ou le vinyle Paname City Rappin’. La fresque créée pour l’occasion est le fruit du travail de plusieurs graffeurs, dont de grandes signatures comme le doyen nantais Nasher. Mais rien ne précise leurs influences et les différents styles développés. On peut rêver de voir le double bus déambuler dans les rues nantaises, mais on ressort de Faire le mur sans en savoir plus sur l’histoire du graffiti.
lieu unique, jusqu’au 08/01
Olive Martin et Patrick Bernier : L’Echiqueté
Claudia Comte : No lemon no melon
Daniel Johnston : Welcome to my world
Kaalam : Light graff 2.0




