
DISQUES
Orelsan : Le Chant des Sirènes (7th magnitude/3e bureau)
Un album inspiré par les 25 premières années de sa vie, puis un autre par les trois qui ont suivies : « J'aimais pas l'adolescence, laisse-moi kiffer ma vie d'adulte » résume Orelsan dans son deuxième solo. Car si son excellent Perdu d'avance (malheureusement éclipsé par une polémique absurde) racontait la vie terriblement banale d'un adolescent à la dérive, Le chant des sirènes nous plonge dans le nouveau quotidien parisien du rappeur caennais (Le chant des sirènes, Double vie). Lequel en profite pour aborder des sujets plus larges (Elle viendra quand même) ou plus sensibles (Suicide social) avec des mots et des instrumentaux souvent plus accessibles (La terre est ronde). De nouveau entouré par Skread, qui signe presque toutes les productions, et Gringe, seul invité, Orelsan ne perd toutefois pas ses bonnes habitudes et conserve son humour décapant, ses références délirantes et son flow tordu inimitable qui rendent ce deuxième album solide et cohérent.
Le Klub des Looseurs : La Fin de l'Espèce (Les disques du manoir)
Breton : Other People's Problems (FatCat)
Peter Kernel : White Death & Black Heart (Africantape)
Yeti Lane : The Echo Show (Clapping Music)




